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Comment l'enrobé résout vos problèmes d'inondations

Rédigé le Lundi 2 Mars 2026 à 08:00 | Lu 11 fois



Solution efficace pour éviter les inondations entre 2 bâtiments d’une entreprise
Solution efficace pour éviter les inondations entre 2 bâtiments d’une entreprise
Face aux épisodes pluvieux intenses qui frappent régulièrement la Gironde, de nombreuses entreprises et particuliers se retrouvent confrontés à des inondations récurrentes sur leurs accès, cours ou parkings. Contrairement aux idées reçues, l'enrobé ne se limite pas à créer une surface imperméable : couplé à un aménagement hydraulique adapté, il devient une solution performante pour gérer et évacuer les eaux pluviales.

Récemment, LBTP Brize Lizé a résolu une problématique d'inondation chronique entre deux bâtiments d'une entreprise de la zone industrielle de La Teste-de-Buch. L'intervention a permis de supprimer définitivement les stagnations d'eau, même lors des épisodes les plus intenses. Cet article détaille les solutions techniques mises en œuvre sous l'enrobé pour gérer efficacement les eaux pluviales.
 

1. Le diagnostic hydraulique : comprendre le problème

Avant toute intervention, un diagnostic précis est indispensable. Les inondations peuvent provenir de plusieurs facteurs :

• Insuffisance ou absence de pente d'écoulement naturel
• Saturation du réseau d'assainissement existant lors de fortes précipitations
• Sol support peu perméable (argile, limon) limitant l'infiltration naturelle
• Configuration du site créant des points bas ou des cuvettes de rétention

L'analyse du coefficient de perméabilité du sol (coefficient K) est cruciale : un sol avec K < 10⁻⁵ m/s nécessitera une solution de rétention ou d'évacuation, tandis qu'un sol plus perméable pourra accueillir une structure d'infiltration.
 

2. Les solutions techniques sous l'enrobé

2.1. L'enrobé drainant : la solution en surface


L'enrobé drainant (ou enrobé poreux) constitue une première réponse technique. Sa structure se distingue radicalement de l'enrobé traditionnel :

• Granulométrie discontinue : utilisation de granulats de gros calibre (6/10 mm à 10/14 mm) sans éléments fins (sable)
• Porosité ouverte de 20 à 25 %, permettant une infiltration rapide (jusqu'à 50 litres/sec/m²)
• Épaisseur de couche de roulement : généralement 4 cm
• Liant bitumineux modifié pour garantir la cohésion malgré l'absence de fines

L'eau traverse directement la couche de roulement et est collectée dans la structure sous-jacente. Cette solution évite les phénomènes d'aquaplanage et réduit les projections d'eau. Elle est particulièrement adaptée aux zones à trafic modéré : parkings, allées d'entreprises, accès de livraison, voiries à faible vitesse.
 

2.2. La structure réservoir : le stockage temporaire



Lorsque l'infiltration directe n'est pas possible, la chaussée à structure réservoir offre une solution de stockage temporaire sous l'enrobé. Le principe : créer un volume tampon qui écrête les débits de pointe avant rejet régulé vers le réseau ou infiltration progressive.

Composition de la structure (de haut en bas) :

• Couche de roulement : enrobé traditionnel étanche ou enrobé drainant selon le cas
• Couche de liaison : enrobé de 5-6 cm pour la résistance mécanique
• Couche de forme réservoir : grave concassée 20/40 mm ou 40/60 mm, hauteur 30-50 cm
• Géotextile anticontaminant (300 g/m²) : sépare la couche drainante du sol support
• Sol support : compacté et nivelé selon les pentes d'évacuation

La couche de forme réservoir possède un indice de vide de 30 à 40 %, soit une capacité de stockage de 100 à 150 litres par m³ de matériau. Les eaux sont collectées via des drains routiers à cunette (diamètre 150-200 mm), placés en points bas, qui assurent :
• La décantation des particules fines (sables, limons)
• La possibilité d'inspection par caméra
• L'hydrocurage pour maintenance
 

2.3. Les structures alvéolaires ultra-légères (SAUL)



Pour les contraintes de volume importantes, les SAUL (caisses ou modules alvéolaires en polypropylène) représentent la solution optimale. Ces structures offrent un indice de vide jusqu'à 95 % : pour 1 m³ de volume installé, on obtient 950 litres de capacité de stockage.

Installation type :

• Terrassement : excavation selon dimensionnement hydraulique + 50 cm en périphérie
• Lit de pose : sable drainant 0,5 à 1 m ou grave 0/31,5 compactée
• Géotextile anticontaminant 300 g/m² : posé en fond et remonté sur les côtés
• Modules SAUL : assemblés selon plan de calepinage (100 m³/jour par personne)
• Géotextile de protection en partie supérieure • Remblai : épaisseur adaptée à la charge (0,20 m sous espaces verts, 0,60 m sous voirie lourde)
• Enrobé de surface selon spécifications du projet

Ces structures acceptent des résistances en compression jusqu'à 400-600 kPa (40 à 60 tonnes/m²), autorisant le passage de poids lourds.

Leur conception modulaire offre :
• Une grande souplesse de forme pour s'adapter aux parcelles contraintes
• Une inspectabilité par caméra via canaux intégrés
• Un système de ventilation évitant la mise en pression lors du remplissage
 

2.4. Les géocomposites drainants



Dans certaines configurations (pentes, murs de soutènement, espaces confinés), les géocomposites de drainage offrent une alternative compacte.

Ces produits associent :

• Un noyau drainant structuré : nappe cuspidée en PEHD ou géomaille formant des canaux d'écoulement
• Un géotextile filtrant non-tissé thermosoudé : retient les fines, évite le colmatage
• Épaisseur totale : 8 à 20 mm, pour un débit dans le plan élevé

Ces solutions remplacent avantageusement les couches drainantes traditionnelles en grave (30-50 cm d'épaisseur), avec des gains logistiques majeurs : réduction du terrassement, diminution des apports de matériaux, rapidité de pose.
 

3. Évacuation et gestion finale des eaux

Une fois collectées et stockées temporairement, les eaux doivent être évacuées. Trois modes principaux :
 

3.1. Infiltration dans le sol



Possible si le coefficient de perméabilité K ≥ 10⁻⁵ m/s. L'eau stockée s'infiltre progressivement dans le sol support, rechargeant la nappe phréatique.

Cette solution nécessite :
• Un essai de perméabilité (test Porchet ou Matsuo)
• Une distance de sécurité par rapport aux fondations (> 3 m)
• Une vérification de la compatibilité avec la nappe (niveau, vulnérabilité)
 

3.2. Rejet régulé vers le réseau



Sur les sols peu perméables ou en zone urbaine dense, le rejet vers le réseau d'assainissement pluvial est privilégié. Un régulateur de débit (vanne ou orifice calibré) limite l'évacuation à 1-2 l/s/ha, conformément aux prescriptions du SDAGE et du zonage pluvial local. Cette régulation évite la saturation du réseau lors des pics de précipitations.
 

3.3. Solution mixte



Associe infiltration partielle et rejet régulé. Si le sol présente une perméabilité moyenne (K = 10⁻⁶ à 10⁻⁵ m/s), une partie de l'eau s'infiltre lentement, le surplus étant évacué via un drain de surverse vers le réseau. Cette approche optimise la gestion locale tout en sécurisant l'évacuation.

4. Dimensionnement hydraulique

Le dimensionnement repose sur plusieurs paramètres clés :



• Surface active imperméabilisée : toitures, voiries, parkings contributifs
• Coefficient de ruissellement : 0,9 pour enrobé étanche, 0,2-0,3 pour enrobé drainant
• Pluviométrie de référence : pluie décennale (période de retour 10 ans), intensité locale en mm/h • Débit de fuite autorisé : généralement 1 à 3 l/s/ha selon réglementation locale
• Volume utile de stockage : calculé par méthode des pluies ou méthode rationnelle
 

Pour un parking de 1 500 m² en Gironde (pluie décennale ≈ 50 mm/h) avec rejet limité à 2 l/s/ha :


• Volume brut de pluie : 1 500 m² × 0,05 m = 75 m³
• Volume utile requis : environ 40-50 m³ (selon durée de l'épisode et débit de fuite)
• Solution SAUL (95 % vide) : 53 m³ de structure installée = 50 m³ utiles, soit environ 35 modules
 

5. À qui s'adressent ces solutions ?

Entreprises et zones d'activités


• Zones industrielles et commerciales confrontées à des inondations d'accès
• Parkings clients ou salariés sujets à stagnations d'eau
• Cours de chargement/déchargement nécessitant une praticabilité permanente
• Voies internes de sites logistiques ou industriels
 

Particuliers


• Allées et entrées de garage inondées régulièrement
• Cours privées où l'eau stagne entre la maison et le portail
• Impossibilité de raccordement au réseau pluvial existant
• Contraintes réglementaires de désimperméabilisation lors d'extensions

 
Collectivités et aménageurs


• Voiries urbaines à rénover avec intégration de gestion alternative des eaux pluviales
• Lotissements et ZAC avec obligation de gestion à la parcelle
• Terrains de sport, parkings publics nécessitant praticabilité et gestion hydraulique
 

6. Avantages et points d'attention

Les bénéfices

• Suppression définitive des inondations récurrentes : les surfaces restent praticables en toutes circonstances
• Valorisation foncière : un bien sans problème d'eau est plus attractif commercialement ou immobilièrement
• Conformité réglementaire : respect du zonage pluvial, des SDAGE et des PLU • Réduction de l'entretien : moins d'interventions curatives, moins de dégradations liées à l'eau
• Sécurité accrue : suppression de l'aquaplanage sur les enrobés drainants

 
Les points de vigilance


• Colmatage : l'enrobé drainant et les structures réservoir nécessitent un entretien préventif (balayage, hydrocurage tous les 3-5 ans)
• Coût initial : l'investissement est supérieur à un enrobé traditionnel simple (majoration de 30 à 50 %), mais le ROI se fait via la suppression des coûts de réparation et de gestion des sinistres
• Conception rigoureuse : un mauvais dimensionnement hydraulique réduit fortement l'efficacité • Interdiction d'apports boueux : sur chantier, éviter tout dépôt de terre ou de sable qui colmaterait prématurément la structure
 

Conclusion

Les inondations ne sont pas une fatalité. Derrière l'enrobé se cachent des solutions techniques éprouvées : enrobé drainant, structures réservoirs, SAUL, géocomposites. Le savoir-faire du professionnel réside dans le choix de la solution adaptée à chaque configuration : nature du sol, volumes à gérer, contraintes de surface, budget.

L'intervention réalisée récemment par LBTP Brize Lizé dans la zone industrielle de La Teste illustre parfaitement l'efficacité de ces aménagements : là où l'eau stagnait systématiquement entre deux bâtiments lors des épisodes pluvieux intenses, l'entreprise dispose désormais d'une surface parfaitement praticable, quelle que soit la météo.

Que vous soyez entreprise, particulier ou collectivité, face à des problèmes d'inondations récurrentes, n'hésitez pas à nous contacter. Un diagnostic hydraulique précis, suivi d'une conception technique rigoureuse, permet de transformer une contrainte en solution pérenne.

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